📖 Mode d'emploi — les écrans
Le fichier GPX produit contient désormais l'altitude de chaque point, vos points d'intérêt avec leurs symboles — station-service, eau, point de vue, camp — et les obstacles signalés. Auparavant il ne portait que la suite des coordonnées, et une trace partagée perdait l'essentiel du travail.
💡 Les symboles suivent les conventions du format : les autres applications les afficheront correctement.
Les photos ne partent pas. Le format GPX ne transporte pas d'images — seule leur position est notée, pour savoir où vous vous êtes arrêté.
Où va le fichier ? Dans le dossier de téléchargement de votre navigateur, et nulle part ailleurs : une application web ne choisit pas son dossier. Vous pouvez le déplacer ensuite, mais toucher le fichier ne rouvrira pas MotoTrail — passez par « Importer une trace » dans l'application, qui trouvera le fichier où qu'il soit.
L'écran principal. On y place le départ, les étapes et l'arrivée, on choisit le mode de calcul et on lance l'itinéraire. Le panneau de planification s'escamote par l'onglet ☰ du bord gauche pour dégager la carte ; sur ordinateur il occupe la colonne de gauche.
💡 Clic droit sur ordinateur ou appui long sur mobile ouvre le menu de la carte : départ, arrivée, étape, obstacle, coordonnées, zoom. Ce menu se configure dans Options.
Vos itinéraires enregistrés. Chaque trace propose : ▶ Charger pour la préparer ou la naviguer, ✎ Nom pour la renommer, 📄 RB et 📕 PDF pour son roadbook, Partager qui envoie le fichier .gpx, et Offline qui télécharge les tuiles autour du tracé.
💡 Le chargement restaure aussi le mode de routage et les étapes d'origine. Les traces enregistrées avant la version 4.9 n'ont pas ces informations.
La feuille de route, une case par virage ou carrefour : distance partielle en gros rouge, tulipe de direction, désignation et difficulté. Les carrefours affichent toutes leurs branches, celle à emprunter en trait épais. Chaque case accepte une note, un point d'intérêt ou un obstacle.
💡 Un bandeau d'informations peut s'afficher en tête — heure, trips, vitesse, distance restante — configurable dans Options. L'export PDF produit une case par ligne, huit par page A4.
Produit un itinéraire à partir d'un point de départ et d'une distance souhaitée, sans avoir à placer d'arrivée. Pratique pour improviser une sortie depuis chez soi.
🗺️
Rouler sans réseau — ce qu'il faut préparer
Enregistrer une trace ne suffit pas. La trace conserve le parcours et ses points, mais pas le fond de carte : sans réseau, les images ne peuvent pas se charger et l'écran reste noir.
💡 Le plus simple : après avoir calculé votre itinéraire, touchez 🗺️ HORS LIGNE à côté de Sauvegarder. La carte s'enregistre le long du parcours, avec une marge de part et d'autre — inutile de cadrer quoi que ce soit.
Cette méthode économise beaucoup : sur un parcours de quarante kilomètres en diagonale, elle télécharge 890 tuiles au lieu des 6 476 d'un rectangle englobant, soit six fois moins.
Pour une zone entière plutôt qu'un parcours, Options → Cartes hors ligne permet toujours de cadrer à la main.
Comptez quelques minutes selon la longueur. Faites-le en Wi-Fi, la veille, et laissez l'écran allumé pendant l'enregistrement.
L'application vous prévient au démarrage d'une navigation si aucune zone n'est enregistrée — une fois seulement, pour ne pas devenir pesante.
Un appui long sur la carte propose 👁 Voir en Street View : Google Maps s'ouvre à cet endroit, vous regardez, vous revenez. Utile pour reconnaître une entrée de piste ou repérer un panneau depuis la route.
💡 Pourquoi un lien plutôt qu'une vue intégrée ? Les conditions de Google interdisent d'afficher leurs images dans une autre carte, et leur service est facturé au-delà d'un crédit mensuel. Le lien, lui, est libre, gratuit et sans clé.
Pour la même raison, les fonds de carte Google ne sont pas proposés : ils ne peuvent pas être gardés hors ligne, ce qui est justement ce dont on a besoin en pleine nature. La photo aérienne IGN est d'ailleurs meilleure sur la France.
Des associations de terrain relèvent systématiquement les panneaux d'interdiction — plusieurs milliers de points pour certaines régions. Le bouton ⛔ charge ces relevés et les affiche sur la carte.
💡 Choisissez une région pour charger tous ses relevés d'un coup, avant de partir. Indiquez l'adresse de la source, ou ouvrez un fichier reçu — GPX, CSV ou JSON, tels que les associations les distribuent déjà.
Les points sont rangés sur l'appareil : ils restent disponibles sans réseau, là où l'on en a le plus besoin.
Chaque point indique ce qui a été vu et quand. Un relevé de plus de trois ans jamais reconfirmé s'affiche en brun, avec un avertissement.
Entre membres, sans attendre. Un signalement validé devient aussitôt disponible pour tous les autres : l'application le récupère à chaque lancement. Le cycle avec les cartographes prend des semaines — entre-temps, un panneau relevé samedi est connu de tous dès la relecture, au lieu que dix personnes passent devant.
L'alerte à l'approche est le cœur du dispositif. Le calcul d'itinéraire ignore ces interdictions — elles ne figurent pas dans OpenStreetMap — c'est donc en roulant qu'on peut être prévenu, et nulle part ailleurs.
À 200 mètres par défaut, réglable de 100 à 500. Avec vibration, et un son si vous le souhaitez. Une même interdiction n'est signalée qu'une fois, puis oubliée au bout de dix minutes pour que l'alerte revienne si vous repassez.
Un exemple concret. La Piste de Cicilia, près de Peillon, porte un panneau B0 et un panonceau DFCI. Dans OpenStreetMap elle n'a que quatre étiquettes — nom, revêtement, type — et aucune restriction. Aucun moteur de calcul ne peut deviner ce panneau. Seul un relevé de terrain le sait, et seule l'alerte peut vous l'apprendre à temps.
Un relevé n'est pas une garantie. L'absence de point ne signifie pas qu'un chemin est autorisé — le panneau peut n'avoir jamais été relevé. La signalisation rencontrée prime toujours.
🚫
Signaler une interdiction
Un panneau rencontré sur le terrain n'est connu de personne d'autre. Le menu de l'appui long propose 🚫 Signaler une interdiction ; un bouton d'écran permet aussi de le faire à votre position.
💡 Deux façons de placer le point. Un appui long sur la carte à l'endroit du panneau : c'est le plus précis. Ou le bouton d'écran, qui prend votre position GPS — et à défaut le centre de la carte, en vous le signalant.
Vous indiquez ce que vous voyez — panneau, barrière, propriété privée, interdit saisonnier — et pour quels véhicules.
Rien ne part sans votre accord. Le bouton « Garder pour moi seul » enregistre le point sur votre carte sans rien envoyer. L'envoi transmet la position seule : jamais votre trace, jamais votre identité.
Les signalements sont relus, puis transmis aux cartographes qui tiennent les relevés — ceux dont les données alimentent l'application en retour. C'est un échange.
Un même panneau signalé par plusieurs personnes est regroupé, avec le nombre de confirmations.
Le bouton 📐 pose les limites de parcelles par-dessus le fond de carte choisi — non à sa place. On voit la piste et l'on sait si elle traverse une propriété.
💡 Données du Parcellaire Express de l'IGN, ouvertes et gratuites. Le calque ne s'affiche qu'à partir du zoom 16 : en dessous, les parcelles forment une bouillie illisible et chargeraient pour rien. Un rappel s'affiche si vous n'êtes pas assez près.
Ce que le cadastre dit et ne dit pas. Il montre le découpage foncier, pas les droits de passage. Un chemin peut traverser une parcelle privée tout en étant ouvert à la circulation, et l'inverse existe aussi. C'est un indice de plus, pas une réponse.
Les tuiles se gardent hors ligne comme les autres fonds.
Le calcul propose, vous décidez. Touchez un libellé pour le corriger — « Virage à gauche » devient « Épingle après le pont ». Le + insère une case que le calcul n'a pas vue : un carrefour sans angle marqué, un gué, un repère.
💡 La corbeille supprime une case inutile, le bouton d'annotation ajoute une note libre. Rien de tout cela ne touche à la trace ni aux distances : seul change ce qui est écrit.
Le sens de lecture se règle dans les Options : du haut vers le bas, ou du bas vers le haut comme un rouleau de rallye qui défile. Les deux existent selon les organisateurs.
En montagne, les épingles s'enchaînent tous les quarante mètres. L'écart minimal entre deux cases — quatre-vingts à cent mètres selon le mode — en écartait beaucoup, et des virages marquants manquaient au roadbook.
💡 Le réglage en haut des Options propose trois crans. Normal convient sur route ouverte. Serré divise par deux l'écart minimal et abaisse le seuil d'angle : c'est le réglage des cols. Tout retient presque chaque changement de direction — utile en reconnaissance, trop bavard en roulant.
Le choix s'applique au prochain calcul d'itinéraire, pas au parcours déjà affiché.
Une fenêtre qui porte le partiel en gros, le total, le cap, et les cases du roadbook avec leurs tulipes. Elle s'ouvre par le bouton 📋 des « Boutons de l'écran », ou par le menu de l'appui long sur la carte.
💡 Deux positions, que le bouton ⇥ de sa barre de titre fait alterner.
Flottante : posée où vous voulez, déplacée par sa barre de titre, redimensionnée par son coin. Elle masque une partie de la carte — pratique pour un coup d'œil.
Ancrée : collée au bord droit, et la carte se rétrécit d'autant. Plus rien ne se recouvre. Le coin règle alors la largeur, et la carte suit. Déplacer une fenêtre ancrée la libère.
Elle suit la navigation : la case en cours est encadrée et amenée au centre. Faire défiler à la main suspend ce suivi — le bouton 🎯 en bas y ramène.
Position, taille et mode sont mémorisés. Le roadbook se construit tout seul dès qu'un itinéraire est calculé.
🔴
Déplacer le bouton d'arrêt
Le gros bouton rouge se déplace : un glissement le déménage, un appui simple arrête toujours la navigation. Sa position est mémorisée.
💡 Selon la moto et le support, ce bouton tombait sous le pouce ou hors d'atteinte. Vous le placez maintenant où il vous convient.
Les deux gestes se distinguent par la distance parcourue : six pixels suffisent à décider s'il s'agit d'un déplacement ou d'un appui.
🔧
Connecter un boîtier OBD2
Le bouton témoin moteur, à cocher dans « Boutons de l'écran », ouvre un panneau moteur et lance la recherche du boîtier Bluetooth. Régime avec sa barre, température, tension, ouverture des gaz, carburant, vitesse et défauts.
💡 Il fallait auparavant lancer une navigation pour voir quoi que ce soit : le bandeau moteur vivait dans l'écran de navigation tablette. Le panneau flottant montre les mêmes valeurs depuis n'importe quel écran, moteur tournant à l'arrêt comme en roulant.
La tension est lue par le boîtier lui-même, non par le calculateur : beaucoup de motos ne publient pas ce paramètre.
Le bandeau dans l'écran de navigation est désormais facultatif : il volait une bande au roadbook en permanence. Par défaut, seul le panneau flottant montre le moteur, quand vous le demandez. Une case des Options le rétablit si vous le préférez.
Si un autre boîtier est branché sur la prise — un module de reprogrammation, par exemple — les deux se disputent le bus et la communication se perd. Le bouton LENT espace nos demandes pour lui laisser de la place. C'est un compromis : l'idéal reste un doubleur OBD avec commutateur, pour n'en activer qu'un à la fois.
Les seuils d'alerte sont réglés à 108 °C pour le liquide de refroidissement, 11,8 V pour la batterie. Au-delà, la valeur passe en orange puis en rouge. Le nombre de défauts se touche pour lire les codes, et un bouton permet de les effacer.
Une action Connecter / couper OBD2 existe aussi pour la télécommande, dans Options → Télécommande.
Le boîtier doit être un ELM327 en Bluetooth. La connexion passe par le navigateur : acceptez la demande d'appairage quand elle s'affiche.
🗂
Carte et roadbook côte à côte
Sur tablette, la carte seule laisse de la place perdue. Le bouton 🗂, à cocher dans « Boutons de l'écran », partage l'écran : la carte d'un côté, le roadbook calculé de l'autre, avec ses tulipes.
💡 La poignée entre les deux règle la proportion — tirez-la, la carte se redessine aussitôt. Le réglage est mémorisé, et le partage se retrouve tel quel au lancement suivant.
En paysage le partage est vertical, en portrait il devient horizontal : on suit la forme de l'écran.
Le roadbook apparaît une fois l'itinéraire calculé. Si la zone reste vide, ouvrez l'onglet Roadbook une fois — les cases y sont construites, et la zone les reprend.
🎯
Recaler le partiel sur un point du roadbook
Les roadbooks d'organisateur portent des points de contrôle avec leurs coordonnées — B04, B05, WPM. Saisissez-les une fois par le bouton 🎯 du lecteur, et l'application prévient à l'approche : « Waypoint B05 à 80 m — caler le partiel sur 19,88 ? »
💡 Vous confirmez d'un bouton, le compteur se cale exactement. C'est le geste du copilote, avec le GPS qui prévient à la place de l'œil.
Les formats du roadbook sont reconnus tels quels : « N 27°16.080 W 013°00.427 » se saisit sans conversion. L'alerte ne se déclenche qu'une fois par point, et la fenêtre s'efface d'elle-même au bout de vingt-cinq secondes — on roule, on ne lit pas.
Les points sont aussi posés sur la carte : on les voit venir. Cinq waypoints suffisent à sécuriser une étape entière.
📖
Lire un roadbook d'organisateur
Le bouton 📖, à cocher dans « Boutons de l'écran », affiche un roadbook venu de l'extérieur : un PDF d'organisateur, ou des photos des pages papier prises au dernier moment. Il s'affiche tel quel — vos annotations, vos recalages au stylo, le surligneur, tout reste lisible.
💡 Le sens de lecture se règle par le bouton ⇅. Certains roadbooks se lisent du haut vers le bas, d'autres du bas vers le haut comme un vrai rouleau : les deux existent, et se tromper rend le défilement absurde.
Vos compteurs restent affichés en haut — partiel, total, cap. Le défilement se fait au doigt en balayant vers le haut ou le bas, par les flèches, ou par la télécommande : deux actions « case suivante » et « case précédente » sont à assigner dans Options → Télécommande.
Les pages sont rangées sur l'appareil et restent disponibles sans réseau. La lecture des PDF demande en revanche une connexion la première fois, le temps de charger le lecteur.
Points d'intérêt : carburant, eau, danger, bivouac, réparation, point de vue. Détecter sur le tracé recherche automatiquement ceux qui bordent votre itinéraire, via OpenStreetMap.
Enregistrement d'une reconnaissance : la trace se construit au fil de votre progression, avec sa distance et son profil. C'est l'outil des repérages, à convertir ensuite en itinéraire.
💡 L'enregistrement résiste désormais aux pertes de signal en tunnel, et il est sauvegardé en continu : si Android ferme l'application, un bandeau propose de reprendre.
Tous les réglages, en plein écran : fond de carte, niveau off-road, cartes hors-ligne, stockage, boutons de l'écran, menu de la carte, écran de navigation, télécommande, points bloqués, bibliothèque de traces, orientation, veille et interface.
🎛️ Mode d'emploi — les boutons
📥
Photos prises avec un autre appareil
La tablette reste sur la moto, les photos se prennent au téléphone. Le bouton 📥 les importe et les place tout seul — sans relier les appareils, sans câble, sans compte partagé.
💡 Deux façons de situer une photo. Si la géolocalisation était active sur l'appareil, les coordonnées sont inscrites dans le fichier : c'est le plus précis. Sinon, l'heure de prise de vue est croisée avec la trace enregistrée — on retrouve où vous étiez à cet instant, à condition d'avoir enregistré la sortie.
Au-delà d'un quart d'heure d'écart avec la trace, la photo est écartée plutôt que placée au hasard. L'écran vous dit avant de valider combien seront placées, et par quel moyen.
Vérifiez que la géolocalisation est active dans les réglages photo de votre téléphone : c'est ce qui rend l'import fiable, et beaucoup l'ont désactivée sans le savoir.
📝
Faire un compte rendu de sortie
Le bouton 📝, à cocher dans « Boutons de l'écran », assemble un brouillon de billet à partir de ce que l'application sait déjà : le parcours, sa distance, son dénivelé, la part de chemin, les photos prises en route et les points remarquables situés au bon kilomètre.
💡 Le brouillon part dans votre carnet, non publié. Vous le reprenez ensuite depuis votre espace pour écrire ce que les chiffres ne disent pas — le temps qu'il faisait, la rencontre, le passage qui a donné du fil à retordre. Un emplacement vous y invite explicitement.
Sur la page du billet, le parcours se rejoue : le tracé se dessine progressivement, avec le profil altimétrique et les kilomètres qui défilent. Quelques kilooctets, pas une vidéo — le lecteur le relance autant qu'il veut, et le lien du billet suffit à le partager.
Les photos sont envoyées une à une avec leur kilométrage. Si l'une échoue, les autres passent quand même.
🎬
Survoler le parcours en trois dimensions
Dans la vue 3D, le bouton 🎬 lance un survol animé : la caméra suit le tracé en vue rasante, au-dessus du relief réel. De quoi revoir une sortie, ou la faire découvrir à quelqu'un avant de partir.
💡 Un appui maintenu sur le bouton règle la durée — trente secondes, quarante-cinq, une minute trente ou trois minutes. Une longue reconnaissance mérite plus de temps qu'une boucle du dimanche.
Le cap tourne en douceur plutôt que de suivre chaque virage : sans ce lissage, l'image serait secouée. La jauge du bas indique l'avancement, et le survol se termine par un plan large sur le parcours entier.
Rien n'est enregistré : c'est un survol à regarder, pas une vidéo à exporter. Pour la partager, filmez l'écran avec l'enregistreur de votre téléphone.
Le bouton 📍 Adresse ou coordonnées, dans le planificateur, accepte les deux dans le même champ : une adresse postale, un nom de village ou de col, ou des coordonnées reçues par message. Il figure aussi au menu de l'appui long.
💡 Dans l'autre sens, l'appui long sur la carte propose 📤 Partager ce point, et la bulle d'un point d'intérêt le propose aussi. Le message part avec les coordonnées dans les deux formats et un lien de carte que le destinataire ouvre sans rien installer — de quoi fixer un rendez-vous en trois secondes.
Pour une adresse, tapez quelques mots et attendez : les propositions apparaissent, vous choisissez la bonne. La recherche s'appuie sur le service d'adresses de l'État, très précis en France ; ailleurs, elle se rabat sur OpenStreetMap.
Pour des coordonnées, les formats courants sont reconnus — décimal séparé par une virgule ou une espace, degrés-minutes-secondes, degrés et minutes décimales, liens OpenStreetMap ou de carte, adresses commençant par « geo: ». Ce qui est déjà dans le presse-papier vous est proposé d'emblée.
Vous choisissez ensuite : départ, étape, arrivée, ou simplement voir l'endroit sur la carte. La position reconnue s'affiche avant validation, pour vérifier qu'il s'agit bien du bon point.
🎚️
Le niveau de recherche, sous les modes
Le réglage de 1 à 5 était dans les Options, hors de vue : peu de monde pensait à l'y chercher. Il figure désormais juste sous les trois modes, dans le planificateur, avec le mot qui décrit chaque cran — du plus direct à la piste avant tout.
💡 Les trois modes le positionnent d'eux-mêmes : Rapide le met à 1, Fun et Off-road à 3. Le niveau 5 fait chercher si loin que le calcul s'allonge et échoue parfois : montez-y volontairement, quand le terrain s'y prête. Vous pouvez ensuite l'ajuster finement — le niveau 4 par exemple, quand la piste est souhaitée sans y consacrer trente kilomètres de plus. Le bouton Calculer se met à pulser pour rappeler qu'il faut relancer.
💾
Sauvegarder — la seule chose vraiment importante
Vos traces, vos points et vos photos vivent dans l'espace que le navigateur réserve à l'application, sur votre appareil. Ils survivent à la fermeture, au redémarrage et aux mises à jour.
💡 Mais ils disparaîtraient si vous effaciez les données du site — cadenas de la barre d'adresse, Paramètres du site, Effacer les données — ou lors d'un grand nettoyage du navigateur. Le système peut aussi les libérer si le téléphone manque cruellement de place, et la navigation privée ne garde jamais rien.
Prenez l'habitude d'exporter en GPX après une préparation d'itinéraire un peu longue : le fichier part où vous voulez et se réimporte partout. Pour les photos qui comptent, le bouton 💾 Garder les met dans la galerie du téléphone.
C'est le même réflexe qu'avant une mise à jour de logiciel : on ne sauvegarde jamais pour rien, on sauvegarde pour le jour où.
📷
Photo à l'endroit d'un point
Le geste le plus simple : cochez le bouton 📷 dans « Boutons de l'écran ». Une pression crée un point à votre position et ouvre l'appareil — vous voyez quelque chose, vous le photographiez.
Pour rattacher une vue à un endroit précis plutôt qu'à votre position : un appui long sur la carte — ou un clic droit sur ordinateur — propose « Photo à cet endroit ». La bulle d'un point déjà posé le propose également. L'appareil s'ouvre, et la vue est rangée avec le point — elle suit la trace et reste disponible hors réseau.
💡 La photo est associée aux coordonnées du point, non à l'endroit où vous étiez en la prenant : on peut donc photographier un panorama depuis le belvédère et le rattacher au point exact. En la rouvrant, un bouton Partager envoie l'image avec ses coordonnées dans les deux formats et un lien de carte — de quoi signaler un passage effondré ou faire découvrir un point de vue.
Où vivent les photos. Elles sont rangées sur votre appareil, dans l'espace réservé à l'application — plusieurs centaines de mégaoctets, soit largement de quoi documenter des dizaines de sorties. Elles restent attachées à leur point et disponibles sans réseau.
Elles ne sont pas dans la galerie du téléphone pour autant : le bouton 💾 Garder y enregistre celles qui comptent, à l'abri d'un effacement des données du site.
👥 Au groupe envoie une photo choisie sur le site, avec ses coordonnées. Elle paraît après relecture, et devient visible de tous — un passage effondré à signaler, un point de vue à faire connaître. Une photo à la fois, délibérément : c'est ce qui garde le partage utile et l'hébergement léger.
🎧
Remettre le partiel à zéro depuis le casque
Le bouton central d'un intercom, d'une oreillette ou d'écouteurs filaires peut remettre le partiel à zéro — sans lâcher le guidon, sans rien appairer de plus. L'option se trouve dans Options → Bandeau du roadbook, et reste désactivée par défaut.
💡 Cela ne fonctionne pas sur tous les appareils : certains téléphones interceptent cette commande avant le navigateur. Un bouton « Essayer mon bouton de casque » vous dit en quelques secondes si le vôtre est reconnu — si rien ne s'affiche, la fonction ne marchera pas chez vous.
Un appui de moins de huit dixièmes de seconde après le précédent est ignoré, pour éviter les doubles remises. Attention : ce bouton sert normalement à mettre la musique en pause — vous perdrez l'un ou l'autre pendant que l'option est active.
🏁
L'en-tête du roadbook est un tripmaster
L'écran Roadbook affiche désormais en haut, comme sur un porte-roadbook de rallye : le partiel en très gros caractères, le total et l'heure au centre, le cap à droite. Les cases défilent juste en dessous, et celle en cours est encadrée d'orange puis amenée sous les yeux automatiquement.
💡 Le partiel repart de zéro à chaque case franchie — le geste du copilote au passage de la note — pendant que le total continue depuis le départ. Le bouton 🏁 coupe cet automatisme si vous préférez le faire à la main, et la télécommande peut l'activer comme remettre les compteurs à zéro.
Deux boutons corrigent le partiel de dix mètres, pour recaler sur une note. RST demande un appui maintenu d'une seconde et demie : un effacement accidentel en pleine spéciale coûte cher.
✏️
Tracer, enchaîner, diviser
Tracer à la souris construit un itinéraire clic par clic. Dans la bibliothèque, cochez plusieurs traces puis ⛓️ Enchaîner : elles sont conservées telles quelles et seules les liaisons sont calculées. 🔗 Fusionner n'en fait qu'une seule, ✂️ Diviser coupe au point choisi, ⇄ inverse le sens.
Pendant la navigation, il masque la carte et n'affiche que la tulipe et la distance, en très grand. C'est l'affichage le plus lisible en roulant, celui qui se rapproche d'un roadbook de rallye.
Dans Options → Boutons de l'écran, cochez les boutons voulus parmi treize, puis déverrouillez pour les placer où bon vous semble. Le même verrou permet de déplacer les informations de navigation — cap, trips, vitesse. Un bouton 🔒 Terminer apparaît pendant le déplacement.
📶
Préparer une sortie hors réseau
Choisissez d'abord le fond de carte voulu, puis dans Options → Cartes hors-ligne, sélectionnez la zone et téléchargez : les tuiles et les chemins OSM sont enregistrés. Le calcul off-road devient alors instantané et fonctionne sans réseau. Le bouton Offline d'une trace fait la même chose autour d'un itinéraire précis.
💡 OpenStreetMap est conservé en fond de secours par défaut : le volume double, mais vous gardez une carte lisible partout si le fond choisi manque de détail. L'encart Stockage hors-ligne montre ce qui est réellement enregistré.
Le bouton ❓ active un mode où chaque élément touché affiche son explication au lieu de déclencher son action. On explore ainsi toute l'application sans rien modifier : onglets, modes de calcul, boutons de navigation, cases du roadbook, réglages. Une cinquantaine d'éléments sont documentés.
💡 Les éléments interrogeables se soulignent d'un liseré orange. Un bandeau rappelle comment quitter le mode. C'est la réponse à donner à quelqu'un qui découvre l'application et se demande à quoi sert tel bouton.
La visite passe de onze à vingt écrans et couvre désormais les sept onglets, les trois façons de placer un point, la lecture d'une case de roadbook, le tracé à la main, le relief 3D, les curiosités, l'enregistrement d'une reconnaissance, l'enchaînement de traces, la préparation hors réseau et la personnalisation de l'écran.
📡
Partager sa position en direct
À ne pas confondre avec le mode Live, qui enregistre une trace pour vous. Ici, c'est quelqu'un d'autre qui vous suit : le bouton 📡 ouvre un partage, et le lien que vous transmettez permet à un proche de voir votre progression sur une carte, sans compte ni application.
💡 Il voit votre position, votre vitesse, votre altitude, votre niveau de batterie, le tracé parcouru, et vos coordonnées dans les deux formats — dont celui que demandent les secours. Le partage s'arrête tout seul au bout du délai choisi, de 4 à 24 heures, et vous pouvez y mettre fin à tout moment. Cochez le bouton dans Options → Boutons de l'écran.
Un chemin ouvert à la circulation publique reste une voie de circulation : le code de la route s'y applique, équipement et homologation compris. Et ces chemins accueillent randonneurs, vététistes, cavaliers, forestiers et riverains — souvent présents avant nous.
💡 Ralentir franchement et couper les gaz au passage, céder le passage aux piétons et aux chevaux, refermer les barrières, rester sur le chemin sans élargir les contournements, saluer. Chaque chemin fermé l'a été à la suite de plaintes : le comportement de chacun décide de ce qui restera ouvert dans dix ans.
🏁
Mode rallye — le partiel repart tout seul
Le bouton 🏁, à cocher dans « Boutons de l'écran », affiche un tripmaster de rallye et surtout remet le compteur partiel à zéro à chaque case franchie — le geste que fait le copilote au passage de chaque note. Le total, lui, continue depuis le départ.
💡 L'affichage reprend la convention du rallye-raid : partiel en très gros, total, cap et heure autour. Deux boutons corrigent le partiel de dix mètres, pour recaler sur une note. RST demande un appui maintenu d'une seconde et demie : un effacement accidentel en pleine spéciale coûte cher.
Une remise à zéro n'a lieu qu'une fois toutes les quatre secondes, sans quoi une position qui oscille autour du point en déclencherait plusieurs. Le mode s'assigne aussi à une touche de la télécommande.
🔌
OBD2 — ce qu'il faut savoir avant d'acheter
La lecture du calculateur ne fonctionne pas avec tous les boîtiers, ni sur toutes les motos. Deux limites indépendantes l'une de l'autre.
💡 Le boîtier. Il faut un modèle Bluetooth Low Energy : les boîtiers Bluetooth classiques, très répandus et bon marché, ne sont pas accessibles depuis un navigateur. Les modèles à base de puce ELM327 authentique fonctionnent le mieux ; les copies bon marché répondent souvent de façon incomplète.
La moto. Beaucoup de motos n'exposent qu'une partie des données, voire aucune : le connecteur peut être présent sans que le protocole soit standard. Régime, température et charge moteur passent généralement ; la richesse, l'avance à l'allumage ou la position de papillon sont souvent absentes.
Si une valeur reste vide, ce n'est pas un défaut de l'application : votre machine ne la transmet pas.
1️⃣
Trip 1 et Trip 2 — taille et remise à zéro
Les deux compteurs partiels se déplacent et se redimensionnent comme les autres blocs : un appui de quatre secondes fait apparaître une poignée orange, que l'on tire pour agrandir. La taille est mémorisée séparément en portrait et en paysage.
💡 Le réglage se trouve dans Options → Bandeau du roadbook, avec un aperçu qui montre l'effet aussitôt — ces cellules n'apparaissant qu'une fois la navigation lancée, on ne verrait rien autrement.
La télécommande Bluetooth propose trois remises à zéro : Trip 1 seul, Trip 2 seul, ou les deux ensemble. Assignez-les aux touches dans Options → Télécommande. Pratique au départ d'une spéciale, sans lâcher le guidon.
L'icône 🩺 Diagnostic, au catalogue des boutons, affiche l'état de chaque composant : carte détectée, position GPS, autorisations, modules chargés, interface retenue. Le bouton Copier le rapport place le résultat dans le presse-papiers.
💡 Un badge indique la version et l'heure de compilation au démarrage. Après une mise à jour, il confirme que la nouvelle version est bien chargée — et non une ancienne restée en cache.
🔴 Mode Live — Reconnaissance de parcours
Appuyez sur l'onglet Live (•). L'écran se divise en deux panneaux : carte à gauche (58 %) et roadbook à droite (42 %). Idéal pour une utilisation sur tablette fixée au guidon.
💡 L'écran reste allumé automatiquement dès l'ouverture du mode Live (Wake Lock). Le badge 🔆 ON confirme que l'écran est maintenu actif.
📡
Votre position pendant l'enregistrement
Un point bleu indique votre position sur la carte du mode Live. Le GPS s'active automatiquement à l'ouverture de l'écran. La vitesse, l'altitude, la distance parcourue et la durée s'affichent dans le bandeau supérieur.
💡 Cet affichage est pour vous seul. Pour qu'un proche suive votre progression à distance, c'est le bouton 📡 Partager ma position qu'il faut utiliser — décrit dans « Mode d'emploi — les boutons ».
⏺
Démarrer un enregistrement
Appuyez sur ⏺ REC. Nommez la trace (ex : "Reco Col du Galibier") puis confirmez. La trace verte se dessine sur la carte au fil des kilomètres. Un badge rouge REC clignote en haut de l'écran.
💡 La trace est sauvegardée automatiquement à l'arrêt dans votre historique (onglet Traces).
🗺
Roadbook live automatique
Dès que vous tournez, un virage est détecté automatiquement et ajouté au roadbook en temps réel avec :
• La flèche directionnelle SVG (gauche / droite / tout droit / épingle…)
• La difficulté : FACILE / MODÉRÉ / SERRÉ / EXTRÊME
• La distance cumulée en km depuis le départ
• L'écart par rapport au virage précédent
La détection utilise le cap GPS natif de l'appareil pour une précision maximale.
💡 Les flèches s'affichent 1 à 2 secondes après avoir terminé le virage (attente de stabilisation du cap de sortie). En dessous de 10 km/h, la détection est suspendue.
✏️
Annoter un point du roadbook
Appuyez sur n'importe quelle ligne du roadbook live pour ouvrir l'éditeur d'annotation. Saisissez votre description : danger, surface, repère visuel, conseil de conduite… Le texte s'affiche en bleu sous la flèche.
💡 Exemples : "virage aveugle — attention au gravillons", "pont étroit — passer à droite", "croisement — priorité à gauche".
Appuyez sur 💾 Exporter en haut du roadbook. Un fichier HTML imprimable est généré avec le tableau complet (km / flèche / description + annotations). Partagez-le avec votre groupe avant la sortie ou imprimez-le.
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Arrêter l'enregistrement
Appuyez sur ⏹ STOP. La trace est sauvegardée avec le roadbook dans votre historique. Les stats complètes sont enregistrées : distance, durée, vitesse max, dénivelé positif/négatif.